Convention pour la Conservation de la Faune et de la Flore Marines de l’Antarctique

Publié le 19 juin 2019 — Modifié le 26 juin 2019

La Convention pour la Conservation de la Faune et de la Flore Marines de l’Antarctique (CCAMLR) est un traité international signé en 1980. Elle est portée par vingt-cinq Etats membres, dont la France, et onze Etats adhérents. La Convention a pour objectif de protéger les écosystèmes marins de l’Antarctique et d’encadrer la pêche dans l’océan austral.

Protéger les écosystèmes marins

C’est la Commission CCAMLR qui veille à l’application du traité. Elle met en œuvre des mesures de conservation et de protection de la biodiversité dans la zone de compétence de la Convention, qui couvre 32 millions de km². La création d’Aires Marines Protégées (AMP) est l’une des plus importantes mesures prises. Jusqu’à aujourd’hui, seules deux AMP ont été adoptées : Orcades du Sud, en 2009, et Mer de Ross, en 2016 (plus grande Aire Marine Protégée du monde). Trois autres projets d’AMP sont actuellement à l’étude : en Antarctique de l’est (porté par la France et l’Australie), en mer de Weddell (porté par l’Union Européenne et principalement par l’Allemagne) et en Péninsule Ouest Antarctique/Arc de Scotia (porté par l’Argentine et le Chili).

Encadrer l’utilisation des ressources

En plus d’une politique de lutte contre la pêche illégale, non déclarée et non-réglementée, la Commission CCAMLR a mis en place un système de gestion des pêcheries exigeant. Ce dernier prend en compte l’ensemble des impacts de la pêche sur les écosystèmes marins et veille à une « utilisation rationnelle » des ressources vivantes. Les différentes zones de pêche définies par la Convention CCAMLR, où sont ciblées quatre espèces (la légine australe, la légine antarctique, le poisson des glaces et le krill antarctique), sont ainsi gérées selon une approche combinée : écosystémique et de précaution. Les pêcheries sont par conséquent soumises à des mesures de gestion strictes : limites de capture, dates et périodes de pêche, utilisation et spécifications des engins de pêche, limitation des captures accessoires, etc.

La Commission travaille avec le Comité scientifique pour effectuer le suivi de la gestion et de l’état des pêcheries. Le Comité scientifique lui soumet des recommandations basées sur les données scientifiques collectées via les pêcheries, ainsi que sur les informations émanant de campagnes d’évaluation des pêches et du système international d'observation scientifique à bord de la CCAMLR (SISO).