Mammifères marins

Publié le 22 mai 2019 — Modifié le 9 juillet 2019

Du fait de leur place au sommet de la chaîne alimentaire, les mammifères marins sont de bons indicateurs de la santé des écosystèmes marins.

Ils sont en effet particulièrement sensibles aux diverses pressions auxquelles ils sont soumis : leur densité peut ainsi refléter le bon état ou les perturbations du milieu marin, tandis que la vitalité des populations peut témoigner de la qualité ou de la dégradation de leurs habitats.

C’est pourquoi des suivis réguliers de ces mammifères marins, très populaires mais mal connus d’un point de vue scientifique, peuvent nous renseigner sur d’éventuels changements dans l’équilibre des écosystèmes marins.  Ils sont essentiels à la stratégie de protection des mammifères marins et du milieu marin dans son ensemble.

La France, au cœur des enjeux de conservation

La France a une responsabilité particulière en termes de connaissance et de conservation des mammifères marins :

  • Sur les 120 espèces connues de mammifères marins, 71 sont présentes dans les eaux françaises.
  • Elle est le seul pays présent dans 4 océans (2e nation maritime en termes de superficie, avec 11 millions de km2).

Les espèces menacées et protégées

Compte-tenu du déclin d’un grand nombre d’espèces, les mammifères marins sont considérés comme des espèces protégées dans une majorité de pays. Leur chasse, leur extermination et leur commerce sont généralement interdits ou très sévèrement réglementés.

De nombreuses espèces figurent sur la liste rouge de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN), respectivement sous les classifications « en danger critique », « en danger » ou « vulnérable ».

Toutefois, le manque de connaissances concernant beaucoup d’entre elles ne permet pas d’évaluer l’état réel des populations.

Les principales pressions anthropiques

En dépit de leur statut d’espèces protégées, les mammifères marins restent soumis à de nombreuses menaces à l’origine du déclin de certaines populations. La plupart d’entre elles sont liées aux activités humaines (dites anthropiques) :

  • collisions avec des navires,
  • dégradations des habitats causées par l’urbanisation et le tourisme,
  • perturbations sonores dues aux activités humaines en mer  (trafic maritime, travaux d’implantation des éoliennes en mer, prospection sismique…),
  • captures accidentelles dans les engins de pêche,
  • dérangement, notamment par les activités d’observation des mammifères marins (whale watching)
  • pollution.

Le changement climatique représente une pression supplémentaire sur l’équilibre de leur environnement.

La compréhension des interactions entre mammifères marins et activités humaines sont des enjeux de gestion et protection importants pour ces espèces.

Focus sur les phoques

Deux espèces de phoques fréquentent les côtes françaises métropolitaines : le phoque veau-marin et le phoque gris