Production d'électricité

Publié le 24 mai 2019 — Modifié le 26 juin 2019

A ce jour, deux grands moyens de production d’électricité utilisant les eaux marines métropolitaines sont distinguées : les énergies marines renouvelables et les centrales électriques utilisant l’eau de mer pour le refroidissement de leurs réacteurs.

Sur le littoral de France métropolitaine, la production d’électricité est très majoritairement le fait d’installations terrestres. En effet, selon un rapport de 2014 de Réseau de transport d’électricité (RTE), la production d’électricité issue de la mer (énergies marines renouvelables) représente seulement 0,09 % de la production totale française d’électricité, soit environ 0,5 TWh. Cette production d’électricité est issue d’une usine marémotrice et d’un parc pilote hydrolien.

Les énergies marines renouvelables

On distingue différents types d’énergies marines renouvelables, selon la source d’énergie utilisée :

  • l’énergie du vent (éolienne offshore, fixe ou flottante) ; en 2017, aucun parc éolien offshore n’est encore en exploitation.
  • l’énergie des marées (usine marémotrice) ; les usines marémotrices utilisent la force des marées pour produire de l’électricité. Il existe un seul ouvrage de ce type sur le territoire national, le barrage de la Rance, de 240 MW, inauguré en 1966. Il produit environ 5 GWh/an, soit l’équivalent d’un tiers de l’électricité générée en Bretagne. Il existe peu de barrages marémoteurs dans le monde, en raison des difficultés d’acceptabilité sociale qu’ils posent.
  • l’énergie des courants marins (hydrolienne) ; la technologie hydrolienne se compose d’une turbine sous-marine qui utilise l’énergie cinétique des courants marins pour créer une énergie mécanique transformée ensuite en électricité par un alternateur. Le potentiel français se situerait entre 2,5 et 3,5 GW, soit l’un des premiers européens. La quasi-totalité des projets sont en cours de développement. Il existe certaines hydroliennes en état de fonctionnement, de façon partielle, dans le passage du Fromveur au large du Finistère.
  • l’énergie de la houle (centrale houlomotrice) ; l’énergie houlomotrice est une forme concentrée de l’énergie du vent. Les centrales houlomotrices récupèrent une partie de l’énergie cinétique des vagues pour la transformer en énergie électrique. Selon l’ADEME, la capacité théorique serait de 400 TWh. L’objectif, à l’heure actuelle, est d’exploiter 10 % de ce potentiel, principalement sur la façade Atlantique. Il n’existe actuellement qu’un seul site d’expérimentation (Le Croisic).

Les centrales électriques utilisant l’eau de mer

Les centrales électriques installées sur le littoral utilisent l’eau de mer pour le refroidissement de leurs réacteurs, il est donc nécessaire de les inclure dans les énergies utilisant le milieu marin. Plusieurs types de centrales électriques sont distinguées en fonction de la source d’énergie utilisée.

La majorité des centrales électriques sont de type nucléaire. Les centrales thermiques à flamme (gaz, charbon, combustion, fuel, à combustion) occupent une place plus modeste et sont utilisées pour ajuster la production d’électricité à la consommation. Pour faire face à la nouvelle réglementation européenne sur les émissions de carbone, certaines centrales thermiques à flamme sont fermées, d’autres modernisées.

En savoir plus

UMR AMURE (2019). Analyse économique et sociale : Rapport scientifique pour l’évaluation initiale 2018 au titre de la directive-cadre stratégie pour le milieu marin (DCSMM – directive n°2008/56/CE).