Conventions de Nouméa et d'Apia pour le Pacifique Sud

Publié le 19 juin 2019 — Modifié le 26 juin 2019

L’Océan Pacifique est étendu et riche d’une faune et d’une flore considérées comme uniques au monde. Ces milieux naturels sont toutefois très vulnérables et les protéger est primordial. Les Conventions de Nouméa et d’Apia, qui visent à combattre toute forme de pollution dans la zone du Pacifique Sud, attestent de la volonté d’investissement des États signataires (dont la France, présente dans le Pacifique Sud via ses territoires de Nouvelle-Calédonie, de Polynésie française et de Wallis et Futuna).

La Convention de Nouméa

La Convention de Nouméa désigne la Convention pour la Protection des Ressources Naturelles et de l’Environnement de la Région du Pacifique Sud (SPREP). Signée à Nouméa en 1986, elle regroupe douze États membres : Australie, Îles Cook, États fédérés de Micronésie, Fidji, France, Îles Marshall, Nauru, Nouvelle-Zélande, Papouasie-Nouvelle-Guinée, Îles Salomon, États-Unis d’Amérique et Samoa.

La Convention de Nouméa, dont la zone de compétence est la région du Pacifique Sud, a pour objectif de prévenir, réduire et contrôler la pollution quelle qu'en soit la source. Elle doit également assurer une gestion respectueuse de l'environnement ainsi qu’une exploitation raisonnée des ressources naturelles. Dans ce cadre, elle encourage les membres à conclure des accords bilatéraux ou multilatéraux, en vue d'assurer la protection, la mise en valeur et la gestion du milieu marin et côtier dans la région du Pacifique Sud.

Deux protocoles sont annexés à cette convention :

  • le protocole de coopération dans les interventions d'urgence contre les incidents générateurs de pollution,
  • le protocole sur la prévention de la pollution résultant de l'immersion de déchets.

La Convention d’Apia et le Programme Régional Océanien de l’Environnement

La Convention d’Apia, signée en 1976, a pour mission la protection de la nature dans le Pacifique Sud. Elle porte la création du Programme Régional Océanien de l'Environnement (PROE), qui a été adopté en 1993.

Le PROE, dont le siège est à Apia, est la principale organisation environnementale intergouvernementale opérant dans le Pacifique. Il a pour objectif de promouvoir la coopération régionale en matière d’environnement, d’assister ses membres dans la définition et la mise en œuvre de politiques de protection de leur environnement commun et d’en évaluer l’état.

Les actions en cours

Les activités du PROE s’inscrivent dans le cadre d’un plan stratégique. Celui qui concerne la période 2017-2026 s’articule autour de quatre objectifs prioritaires :

  • la résistance au changement climatique,
  • la protection de la diversité biologique et écosystémique,
  • la gestion des déchets et la lutte contre la pollution,
  • la gouvernance environnementale.

Pour les atteindre, un grand nombre d’actions et de projets sont mis en œuvre, financés notamment par le Fonds pour l’Environnement Mondial (FEM). On peut citer par exemple le projet de Prévention de la pollution marine dans le Pacifique (PACPOL) ou le Programme de travail sur la biodiversité insulaire.