Les conditions hydrographiques

Publié le 23 mai 2019 — Modifié le 9 juillet 2019

L'hydrographie est une science appliquée qui vise à étudier, décrire, mesurer et cartographier les étendues d’eau (océans, mers, zones côtières, lacs et rivières). Elle traite également de leur évolution dans le temps. L’hydrographie est essentielle à la navigation maritime et à toutes les activités liées à la mer.

Dans les eaux marines, les conditions hydrographiques sont multiples : les vagues, la marée, les courants, la bathymétrie, la nature des fonds, la turbidité, la température et la salinité. Essentielles, elles représentent les facteurs non-vivants d’un écosystème (dits abiotiques) et interagissent avec les facteurs vivants.

Les vagues

Les vagues sont générées par le vent (1). Quand le vent faiblit, ces dernières continuent à se propager librement : c'est ce qu'on appelle la houle (2). Aux abords des côtes, ces vagues sont modifiées par la présence du fond (3). Enfin, elles déferlent sur la plage ou les hauts fonds (4), dès que la profondeur est inférieure à environ deux fois la hauteur des vagues.

→ Les vagues ont un impact sur les mouvements de sédiments sur les plages et sur les organismes partout dans l'océan.

La marée

La marée est la variation du niveau de la mer due à l'action gravitationnelle de la Lune et du Soleil. L'un des buts principaux de l'étude des marées est la recherche des relations existantes entre le mouvement des astres et la réponse des océans à l'action de ces forces gravitationnelles.

→ Au niveau des écosystèmes côtiers, les mouvements quotidiens des marées entrainent des changements de température, de salinité et d’oxygène.

Les courants

Ce phénomène complexe se caractérise par la diversité de ses origines et par une grande variabilité, tant spatiale que temporelle. On distingue deux types de courant marin : les courants de marée dits « gravitationnels » (dont l’origine est la force génératrice des marées) et les courants dits « radiationnels » (dont l’origine est le rayonnement solaire, responsable du régime des vents ou des variations de densité des océans).

→ Les courants transportent les organismes passifs tels que les larves planctoniques et les œufs, ainsi que des éléments nutritifs dans tout l'océan.

La bathymétrie

La bathymétrie désigne la profondeur et la morphologie des fonds marins. La science du même nom vise à étudier, caractériser et cartographier la topographie des sols marins.

→ La bathymétrie intervient directement dans la définition des habitats.

La nature des fonds et les sédiments marins

La nature des fonds est caractérisée par les sédiments que l’on trouve sur le sol marin et par la nature des particules qui le constituent (substrat océanique) : roche dure, sédiments mous (sable, vase, argile, limon, etc.), récifs coralliens ou structures artificielles (épaves, objets métalliques, etc.).

→ Le type de substrat est un facteur important dans la classification des différents écosystèmes marins. De nombreux organismes ont en effet  besoin d'un substrat spécifique pour survivre.

La turbidité

La turbidité correspond à la propriété optique de l'eau, qui implique que la lumière incidente est diffusée ou absorbée. Elle est liée à la présence de diverses matières en suspension telles que les argiles, le limon,le plancton, etc.

→ Une turbidité importante peut perturber les écosystèmes : croissance et respiration branchiale diminuées, photosynthèse réduite, impact sensoriel, etc.

La température

L’océan est composé de trois couches typiques de température :

  • La couche de surface (d’une épaisseur de 50 à 200m), dont la température est relativement homogène,
  • La thermocline (d’une épaisseur de 200 à 1000 m), dont la température décroit rapidement en fonction de la profondeur,
  • La zone abyssale, dont les températures sont froides et homogènes.

→ La plupart des organismes océaniques ont besoin de gammes de températures étroites pour survivre. La température affecte par conséquent la distribution spatiale des organismes vivant dans l'océan.

La salinité

L’océan contient en moyenne 35 grammes de sel par kilogramme d’eau de mer (35°/°°). La salinité des zones côtières peut varier sous l’effet de la vitesse d’évaporation, des courants marins et des apports d’eau douce provenant des fleuves, des rivières et des pluies.

→ La salinité est un facteur limitant majeur de la répartition des organismes marins, qui sont adaptés pour vivre dans des niveaux de salinité spécifiques.